Invitation à partager une expérience pédagogique significative

Ce moment-là

Depuis un an, on a tous vécu un « moment pédagogique ». Cet instant précis où, en classe ou dans un bureau, malgré les mesures sanitaires et quel que soit le dispositif, le temps s’arrête, la pandémie nous semble loin, et on sent que l’on tient quelque chose de précieux sur le plan pédagogique. Le genre de bon coup, de révélation, de « frisson » pédagogiques, que l’on veut recréer et qui nous inspire une pratique que l’on souhaite récurrente dans notre enseignement.
Le comité de rédaction de Pédagogie collégiale a envie de lire et de découvrir vos moments pédagogiques privilégiés vécus pendant la crise. Nous ferons une sélection des textes reçus pour publication dans le numéro thématique estival sur les changements durables et porteurs d’avenir pour l’enseignement collégial « d’après ».
Longueur attendue : 250 mots maximum
Date de tombée : lundi 12 avril 2021
Destinataire : revue@aqpc.qc.ca (Anne-Marie Paquette, rédactrice en chef)
Exemple : 
En classe, normalement, on discute de l’œuvre une fois que les étudiants l’ont lue. Devant la difficulté à discuter avec un paquet de pastilles avec des initiales à l’intérieur, j’ai décidé que les étudiants allaient discuter entre eux… et par écrit! J’ai placé les étudiants en équipe de trois ou quatre, et j’ai attribué un thème par équipe. Première étape : faire une «liste de puces» sur ce thème, de façon individuelle. Deuxième étape, sur Moodle, j’ai créé un forum de discussion pour chaque équipe. Les étudiants devaient y déposer leur «liste à puces», puis, pendant la semaine qui suivait, ils devaient commenter la «liste de puces» de leurs coéquipiers. Troisième étape : après une semaine d’échanges, ils devaient rédiger un «résumé» qui expliquait le thème pour les collègues du groupe (qui, forcément, n’avaient pas le même thème). Quatrième étape : j’ai réservé un cours (1h40) pour la présentation orale de ces thèmes en classe virtuelle (sur Teams). Ils pouvaient partager du matériel ou simplement expliquer, caméra ouverte! Ce que j’ai remarqué, plus tard, au moment de la correction de la dissertation, c’est que les étudiants étaient très bons pour expliquer… par écrit! Parce qu’au lieu d’avoir seulement discuté en classe, ils avaient commenté par écrit le travail de leurs coéquipiers et avaient écrit une synthèse de leur thème pour leurs collègues. Ils avaient donc pratiqué leurs explications écrites.
Julie Roberge
Professeure de français, Cégep André-Laurendeau
(237 mots)