Appel de propositions
 

Trente ans après sa première parution, le Petit guide pédagogique revient dans une édition entièrement refondue et enrichie, fidèle à son esprit praticopratique et au style de l’œuvre originale. Un guide concis et utile pour faire ses premiers pas – et les suivants – dans une carrière en enseignement collégial, structurer sa réflexion et enrichir sa pratique pédagogique.

Envisagée cette fois sous forme d’ouvrage collectif, cette réédition mise sur la richesse des perspectives et des expertises du milieu collégial. Dans cette optique, l’Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC) lance un appel aux membres du réseau à soumettre des propositions de contribution en lien avec les axes définis par le comité de pilotage

 

 

Directrice d’ouvrage
Julie Roberge, Cégep André-Laurendeau

Éditrice
Anne-Marie Paquette, AQPC
 
Comité de lecture
Jean-Philippe Boucher, Cégep Garneau
Caroline Cormier, Cégep André-Laurendeau
Nellie Giguère, Collège Lionel-Groulx
Louis Normand, Cégep de Rosemont
Lia Tarini, Cégep de Thetford
Valérie Thomas, Cégep de Lanaudière à L’Assomption
 
L’AQPC exprime sa profonde reconnaissance à Ulric Aylwin (1934-2001) pour l’inspiration de départ, ainsi qu’à ses ayants droit pour leur généreux accord à l’actualisation de cette œuvre phare.  

 

 

 

 

Envie de collaborer à l’ouvrage? 
Faites-nous parvenir votre proposition. 

 

Contenu, style et ton attendus 

 
Les propositions soumises doivent s’inscrire dans un des axes ciblés par le comité. Elles sont rédigées dans un style clair, accessible et pédagogique, dans un souci de vulgarisation. L’ouvrage s’adressera à un public élargi et sa lecture ne nécessitera pas de connaissances spécialisées en pédagogie de l’enseignement supérieur. 
Les textes devront aller à l’essentiel, en privilégiant une écriture concise, structurée et appuyée sur des exemples concrets. Le recours au jargon est à éviter ou à expliciter. Le ton attendu se veut fidèle à l’esprit de l’édition originale du Petit guide pédagogique: direct et pratique, avec un petit côté léger, bienveillant et humoristique.  
 
   Extrait de l’édition originale du Petit guide pédagogique (Aylwin, 2000, p.15)
 

 

 

 

Axes ciblés par le comité

Qu’est-ce que le milieu collégial?

La formation collégiale est unique à bien des égards. Située entre le secondaire et l’université ou le marché du travail, elle s’inscrit dans une organisation composée de différentes instances (départements, programmes, services, directions) et encadrée par des politiques qui orientent les pratiques pédagogiques. Dans ce contexte, l’enseignement ne s’exerce jamais de manière isolée, mais plutôt au sein d’un environnement collectif où la collaboration occupe une place importante. 
En quoi cette organisation influence-t-elle la pratique enseignante? Quels repères permettent de s’y orienter et d’y trouver sa place? 
 

Qui sont les étudiantes et étudiants au collégial?

Le collégial réunit aujourd’hui une population étudiante aux profils multiples: parcours scolaires variés, retour aux études, conciliation travail-études-famille, réalités personnelles diversifiées. À cela s’ajoutent des besoins d’apprentissage différents, qui appellent des façons d’enseigner souples, à même d’embrasser cette hétérogénéité. Dans ce contexte, la réussite étudiante devient un repère central pour guider les pratiques.
Qui sont réellement ces étudiantes et étudiants aujourd’hui? Comment reconnaitre cette diversité au quotidien? Comment tenir compte de leurs besoins variés en classe pour soutenir leur réussite?

Quelles pratiques enseignantes influencent le climat de classe?

Au collégial, le rôle de la personne qui enseigne ne se limite pas à transmettre des savoirs: il consiste à créer les conditions propices à l’apprentissage. Dès les premiers cours, la relation pédagogique s’installe et influence le climat de la classe. Une présentation claire, un plan de cours structuré et des activités d’accueil posent un cadre rassurant favorisant l’engagement. La gestion de classe repose ensuite sur l’organisation des séances, la clarté des attentes et l’attention portée aux interactions avec et entre les étudiantes et étudiants.
Comment établir un lien de qualité dès le départ? Quelles pratiques permettent de maintenir un climat mobilisateur? Comment structurer et animer ses cours pour soutenir l’engagement au fil des séances?

 

Qu’est-ce qu’apprendre?

Apprendre, c’est bien plus que recevoir de l’information: c’est la comprendre, la relier à ce qu’on sait déjà et la rendre durable en mémoire. Ce processus s’appuie sur le cerveau, où les connexions entre les neurones se renforcent avec la pratique, la répétition et le temps. Des stratégies favorisent cet ancrage, comme le rappel actif (se tester) et l’espacement des apprentissages plutôt que le travail en bloc. Apprendre demande donc un effort actif et régulier.
Pourquoi certaines stratégies fonctionnent-elles mieux que d’autres? Qu’est-ce qui se passe réellement quand une étudiante ou un étudiant «apprend» et «comprend»? Quelles stratégies permettent de mieux comprendre et retenir? 

 

Comment soutenir la motivation?

La motivation ne se commande pas, elle se construit lorsque les étudiantes et étudiants se sentent capables de réussir et perçoivent du sens aux activités proposées. Elle repose sur un ensemble de facteurs qui interagissent: le sentiment de compétence, la clarté des attentes, la qualité du climat de classe et la possibilité de faire des choix. C’est dans ce cadre, à la fois structuré et soutenant, que la motivation et l’engagement prennent forme et se maintiennent.
Comment renforcer le sentiment de compétence chez les étudiantes et étudiants? Qu’est-ce qui rend une activité engageante? Comment équilibrer encadrement et autonomie?

Comment planifier l’enseignement de façon cohérente?

La planification est au cœur de l’enseignement collégial: elle donne au cours sa direction et sa cohérence. Elle relie ce que les étudiantes et étudiants doivent apprendre, les activités proposées pour faire des apprentissages et les évaluations qui en rendent compte. Liée aux objectifs du programme, la planification permet de construire une progression logique, d’une séance à l’autre. Bien pensée, elle rend les attentes explicites, rythme le cours et guide les choix pédagogiques.
Comment garder un fil conducteur d’une séance à l’autre? Comment s’assurer que les activités soutiennent les apprentissages visés? Comment planifier le cours pour lui donner un rythme fluide? 

 

Comment enseigner efficacement?

Si l’enseignement magistral interactif demeure une base familière pour structurer les contenus et clarifier les notions, il gagne à être enrichi par des approches qui placent les étudiantes et étudiants en action. Les pédagogies actives leur permettent de manipuler, d’expliquer, de discuter et d’appliquer les notions, transformant ainsi l’apprentissage en expérience concrète. Elles contribuent du même coup au développement de compétences clés – la communication, la collaboration, la pensée critique, la résolution de problèmes – pour apprendre, travailler et s’adapter au 21e siècle.
Comment faire participer activement les étudiantes et étudiants en classe? Comment intégrer des moments d’échange sans alourdir le cours? Comment concevoir des activités qui mobilisent les personnes étudiantes et développent les compétences?

 

Comment évaluer les apprentissages?

Évaluer ne se limite pas à attribuer une note à la fin d’une activité ou d’un cours. L’évaluation joue d’abord un rôle d’accompagnement: elle soutient l’apprentissage en cours de route, permet de recueillir des traces des apprentissages et de témoigner des acquis en fonction des objectifs. Elle repose sur une cohérence entre ce qui est attendu et la façon dont on évalue, en mobilisant des situations variées qui dépassent le seul examen.
Que cherche-t-on précisément à mesurer? Quels moyens permettent de rendre visibles les apprentissages? Comment concevoir des évaluations qui soutiennent à la fois le cheminement et la reconnaissance des acquis?

Comment offrir de la rétroaction?

La rétroaction est un levier central pour soutenir l’apprentissage. Elle ne se limite pas à corriger ou à justifier une note: elle vise à guider la personne étudiante en lui indiquant ce qui est réussi, ce qui peut être amélioré et comment progresser. Utile lorsqu’elle est claire, ciblée et donnée au bon moment, elle s’appuie sur des traces concrètes d’apprentissage et peut prendre diverses formes (commentaires écrits, oraux, vidéos, échanges en classe, rétroaction entre pairs). 
Comment formuler une rétroaction qui aide réellement à progresser? Quand et sous quelle forme la donner pour qu’elle soit utile? Comment engager les étudiantes et étudiants dans le processus de rétroaction?

 

Comment favoriser une culture de l’intégrité intellectuelle?

Favoriser l’intégrité intellectuelle, c’est amener les étudiantes et étudiants à produire un travail authentique et à en comprendre la valeur. L’intégrité intellectuelle repose sur des attentes claires concernant les travaux, les sources, la collaboration et l’usage des outils numériques, dont l’intelligence artificielle. Plus que des règles, il s’agit d’en faire comprendre le sens. Cette culture se construit au fil du cours, grâce à des consignes explicites, à des exemples concrets et à des occasions d’apprendre à citer, à s’approprier les idées et à travailler avec rigueur. 
Comment rendre ces attentes claires dès le départ? Comment accompagner les étudiantes et étudiants vers des pratiques responsables? Quelles stratégies permettent de prévenir les écarts tout en soutenant les apprentissages?

 

Pourquoi est-il nécessaire de se former tout au long de sa carrière enseignante?

En enseignement collégial, se former n’est pas accessoire, c’est une nécessité. Les profils étudiants évoluent, les connaissances se transforment et les pratiques pédagogiques se renouvèlent. Se former permet d’ajuster ses approches, de mettre en question ses pratiques et de mieux répondre aux réalités de la classe. C’est aussi un moyen de maintenir son engagement dans son développement professionnel et d’enrichir son enseignement au fil du temps. Cette démarche s’inscrit dans une logique continue, au cœur même de la pratique enseignante.
Comment faire évoluer ses pratiques sans alourdir sa tâche? Quelles occasions de développement privilégier au quotidien? Comment rester en phase avec les réalités changeantes du milieu collégial?

 

 

 

Les propositions doivent inclure:

  • l’identification de l’axe choisi;
  • 3 à 5 mots-clés;
  • une courte biographie de l’autrice ou de l’auteur (75 à 100 mots);
  • un titre provisoire;
  • un résumé de 250 à 300 mots présentant clairement le contenu de la proposition, conforme au style et au ton attendus;
  • quelques exemples de références bibliographiques clés.
 
À titre indicatif, les chapitres finaux auront une longueur d’environ 1 500 mots; des précisions seront fournies aux autrices et auteurs sélectionnés.

 

Les propositions seront évaluées selon:

  • la pertinence par rapport à l’axe retenu;
  • la clarté et la cohérence du propos;
  • l’ancrage dans la pratique de l’enseignement collégial;
  • l’adéquation avec le ton attendu (accessible, concret, vulgarisé);
  • la qualité de la rédaction;
  • la pertinences des références bibliographiques;
  • le potentiel d’intégration dans la cohérence globale de l’ouvrage.

Une attention particulière sera portée à la diversité des expertises, des disciplines et des profils des autrices et auteurs. 

 

Pour toute question en lien avec cet appel, contactez l’éditrice du projet  
anne-marie.paquette@aqpc.qc.ca.  

 

Date limite: 15 mai 2026 
 

Soumettre une proposition