Des tensions qui entravent l'évaluation de la langue

Numéro: 

3

Volume: 

22
Kingsbury, Fanny
Tremblay, Jean-Yves

Cet article rend compte de certains résultats d’une recherche mettant en évidence quatre points de tension à dénouer pour favoriser une évaluation optimale de la compétence langagière par les professeurs de l’ensemble des disciplines. Pour améliorer la situation, il s'agit selon les auteurs, d’une part, que les professeurs harmonisent leur définition de la compétence langagière et qu’ils s’accordent sur la valeur de l'évaluation de la langue dans les cours de la formation spécifique. Ainsi, même si la majorité des professeurs consultés s'accordent pour en souligner l'importance, plusieurs d'entre eux lui attribuent la responsabilité de l'échec de certains élèves, la maîtrise de la langue devenant ainsi subordonnée à celle des compétences disciplinaires. D’autre part, les auteurs explicitent la question des compétences et du soutien requis pour les développer, mettant en relief la perception que les professeurs ont de leur compétence langagière et leur besoin de soutien en termes de compétences d'évaluation. Le dernier point de tension abordé dans l’article concerne l'articulation entre collectivité et individualité, les résultats indiquant clairement que les professeurs expriment un besoin de concertation mais qu'ils veulent conserver leur autonomie dans l'évaluation de la langue. À titre de conclusion, les auteurs proposent plusieurs pistes de solution, dont l'exploration d'autres façons d'évaluer la compétence langagière.

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