Vincent Rowell « professeur de l'année au Canada »

Numéro: 

2

Rubrique: 

Volume: 

14
Rowell, Vincent

Vincent Rowell, professeur de philosophie au cégep Saint-Jean-sur-Richelieu, vient d’être nommé « professeur de l’année au Canada » pour les collèges et les cégeps. Il a reçu son prix le 16 octobre dernier, à Montréal, lors d’une réception en l’honneur des deux professeurs de l’année au Canada.
L’autre professeur gagnant d’un prix (pour les universités) est Phillip B. Smith, doyen des arts et professeur agrégé de psychologie (University of Prince Edward Island).
Ce programme de professeurs de l’année, qui est administré conjointement par le Conseil canadien pour avancement de l’éducation (CCAE) et le Council for Advancement and Support of Education (CASE), rend hommage à des professeurs de premier cycle pour leurs contributions à la vie et à la carrière de leurs étudiants, même que pour les services rendus à leur établissement d’enseignement et à leur profession. Le programme vise à souligner l’enseignement de grande qualité qui se donne dans divers types d’établissements d’enseignement et dans toutes les disciplines.
Les deux professeurs qui ont été nommés professeurs de l’année au Canada (2000) par le CCAE et le CASE ont été en raison de leur dévouement extraordinaire à l’égard de l’enseignement de premier cycle, de leur engagement envers les étudiants et de leurs méthodes d’enseignement novatrices. Le choix des lauréats a été fait parmi 30 candidatures soumises par des collèges et des universités de tout le Canada.
De manière à souligner cet honneur rendu à Vincent Rowell, qui rejaillit sur l’ensemble du réseau collégial, nous lui avons soumis six questions auxquelles il a répondu avec beaucoup d’application et une grande sincérité.
Que représente ce prix pour vous?
Sur le plan personnel, ce prix représente pour moi un très grand honneur. J’ignorais jusqu’à tout récemment l’existence du Programme du CCAE et du CASE; j’en ai pris connaissance en avril dernier alors que la Direction du cégep Saint-Jean-sur- Richelieu m’a demandé si j’accepterais d’y soumettre ma candidature. En agréant à cette demande, je voulais simplement exprimer ma reconnaissance à ceux qui me faisaient cette proposition. Dans mon esprit, monter le dossier et l’expédier aux bureaux du CASE à Washington serait une expérience enrichissante. Vous ne sauriez imaginer quelle fut ma surprise de recevoir, un samedi matin en juillet, l’annonce de « la grande nouvelle » de la part de notre directrice des études, Mme Chantal Denis : ce prix n’était-il pas trop prestigieux pour moi ?
J’ai commencé à « me sentir autorisé d’avoir été choisi » au moment où, , la nouvelle étant annoncée au personnel réuni au début de la session d’automne, la communauté – individuellement et collectivement – me faisait part de sa joie. Quel plaisir en effet – et quel privilège! – d’appartenir depuis près de vingt-cinq ans maintenant à un milieu riche et dynamique dans lequel les individus se respectent et se soutiennent mutuellement. Ce que j’ai pu réaliser comme enseignant résulte en dernière analyse de ce contact vivifiant avec d’autres : avec mes élèves qui, dans leur authenticité, m’ont appris et m’apprennent toujours à enseigner ; avec mes collègues chez qui j’admire tant la culture, l’engagement et le professionnalisme et qui – me semble--t-il – méritent autant sinon plus que moi les honneurs; avec mes amis(es) dont je sens plus que jamais la présence bienfaisante et chaleureuse. Ce prix, je le partage avec toutes celles et tous ceux qui œuvrent au cégep Saint-Jean-sur-Richelieu : c’est leur prix; c’est à elles et à eux que revient cette reconnaissance. Voilà aussi ce que représente ce prix pour moi.

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