Les collèges et la réussite de leurs étudiants : imputables ou pas ?

Numéro: 

1

Volume: 

17
Blouin, Yves

Le ministère de l’Éducation, comme tous les autres ministères et sociétés publiques, s’est donné il y a quelques années déjà un plan stratégique conforme au nouveau cadre de gestion voulu pour l’administration gouvernementale, décrit dans la Loi sur l’administration publique. C’est ainsi qu’apparurent, dans ce même plan stratégique, des orientations telles Accroître l’efficacité du système d’éducation en mettant l’accent sur les résultats, sur l’imputabilité et sur la transparence de la gestion publique et Accroître la réussite scolaire des élèves, des étudiantes et des étudiants, en visant la réalisation d’un maximum d’apprentissages et la persévérance jusqu’au diplôme. Et c’est ainsi, comme première retombée visible de ce cadre de gestion dans les collèges, que ceux-ci furent dans l’obligation d’adopter un plan de réussite comportant des objectifs quantitatifs de réussite des cours, de persévérance (réinscriptions en troisième session) et de diplomation. Ce nouveau langage et ces nouvelles pratiques soulèvent une question fondamentale, celle de l’imputabilité des collèges en regard de la réussite de leurs étudiantes et étudiants. C’est une question difficile, qui soulève les réactions les plus vives et qui, traditionnellement, divise le monde de l’éducation. Or, au moment où des amendements récents à la Loi sur les collèges oblige ces derniers à élaborer un plan stratégique qui tient compte des orientations du ministère de l’Éducation et qui intègre leur plan de réussite, consacrant ainsi sa pérennité, il apparaît plus important que jamais de disposer sur cette question d’orientations claires, nuancées et crédibles, auxquelles pourront se rallier tous les collèges et tous les acteurs qui y oeuvrent, au premier chef les enseignantes et les enseignants. Le présent article veut contribuer à cette démarche. Car, à défaut d’y parvenir, les positions les plus extrêmes continueront de se perpétuer en se nourrissant les unes aux autres, compromettant par le fait même la possibilité pour les collèges de développer des pratiques de reddition de comptes adaptées au contexte de l’enseignement supérieur et véritablement utiles.

L’AQPC reconnait, en 2014-2015, la contribution financière de Patrimoine canadien au développement technologique de la revue, par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, volet Innovation commerciale pour les périodiques imprimés.

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