Une évaluation authentique en enseignement supérieur. Le cas d’un cours en évaluation des apprentissages

Portrait de Nathalie Tremblay

Résumé: 

L’évaluation des apprentissages est une tâche importante impartie aux professeurs. Toutefois, par les nombreux défis qu’elle leur lance, plusieurs la considèrent comme trop lourde, et ce, même pour des pédagogues d’expérience. L’approche par compétences, qui nécessite une évaluation authentique, ne vient pas simplifier la tâche de ces professeurs qui, souvent, se sentent démunis dans leur rôle d’évaluateurs. Dans ce contexte, suivre une formation en évaluation peut s’avérer un bon investissement, d’autant plus pour un professeur qui débute dans la profession. Dans cet article, les auteures partagent un volet de leur pratique d’évaluation dans le cours Évaluation des apprentissages en enseignement supérieur (au sein d’un programme d’études universitaires s’adressant à de futurs professeurs ou à des professeurs déjà en exercice), afin d’inspirer les lecteurs pour l’élaboration de leurs propres évaluations. Plus précisément, les auteures répondent à la question : quelles sont les modalités d’évaluation certificative utilisées pour évaluer les compétences visées par ce cours ? Avant d’expliquer chacune des tâches, elles situent le contexte du cours pour enchainer avec les principes de l’évaluation et les caractéristiques de l’évaluation authentique qui ont guidé leurs choix de modalités.

Comment bien utiliser les TIC au collégial : Le point de vue des étudiants

Portrait de Nathalie Tremblay

Résumé: 

Sachant que la motivation est au cœur de l’apprentissage, les auteures de cet article se sont intéressées aux technologies de l’information et de la communication (TIC) qui pouvaient augmenter la motivation des étudiants à s’impliquer dans leurs apprentissages et dans les activités proposées en classe. Les professeurs du collégial participent de plus en plus au dynamisme du courant TIC en enseignement supérieur, privilégiant l’utilisation des technologies en classe. D’ailleurs, plusieurs recherches se sont déjà penchées sur l’intégration des TIC à l’enseignement collégial, mais peu se sont attardées en profondeur à toute la complexité pédagogique qu’elle implique. Cette complexité découle du fait que la technologie n’est pas utilisée dans le vide : une intégration pédagogique réussie des TIC doit s’insérer dans un cadre respectant certains principes et où les activités pédagogiques impliquant les TIC s’articulent finement à des méthodes servant des objectifs explicites. Dans une étude, les auteures ont tenté de mieux comprendre comment favoriser les apprentissages ainsi que la participation des étudiants par l’utilisation des TIC en classe en s’attardant à la perception qu’ont ceux-ci des différentes technologies et de la manière dont elles sont mises à profit par leurs professeurs durant la session. L’article expose les grandes lignes de cette recherche en pistant les lecteurs sur les TIC que préfèrent les étudiants ou sur celles qui semblent avoir un effet positif sur leurs apprentissages, de leur point de vue. Le texte présente, par ailleurs, des problèmes fréquents associés aux technologies que les étudiants ont relevés et des stratégies qu’il est possible de mettre en place pour les contrer. Les chercheuses espèrent fournir aux professeurs quelques réflexions quant aux meilleures façons d’intégrer les TIC en classe, en fonction de la perspective étudiante.

Résumé: 

Knowing that motivation is at the heart of learning, the authors of this article are interested in information and communication technologies (ICT) that could increase students' motivation to become involved in their studies and activities proposed in class. College professors are increasingly involved in the excitement of the ICT trend in higher education, favouring the use of technology in the classroom. Moreover, several studies have already focused on the integration of ICT in college education, but few have conducted in-depth research into all the educational complexity involved. This complexity stems from the fact that technology is not used in a vacuum: the successful pedagogical integration of ICTs must align with a framework that respects certain principles and where ICT-related pedagogical activities are smoothly integrated with methods that serve explicit objectives. In one study, the authors sought to better understand how to promote learning and student participation through the use of ICTs in the classroom by focusing on the students' perceptions of different technologies and the way they are used proactively by their teachers throughout the school term. The article outlines the broad lines of this research by informing readers about which ICTs are preferred by students or which seem to have a positive effect on their learning from their point of view. In addition, the text discusses the frequent problems associated with technology that students have identified and the strategies that can be put in place to resolve them. The researchers hope to provide teachers with some thoughts on how best to integrate ICT into the classroom, based on the students' perspective.

Un peu de perplexité autour des copies corrigées non remises

Portrait de Nathalie Tremblay

Résumé: 

Comment les étudiants peuvent-ils bien se préparer à une évaluation ? Pour la deuxième dissertation littéraire, par exemple, ils pourraient relire le résumé de l’œuvre, revoir les ateliers faits en classe, terminer les exercices à la maison, réviser les notes de cours, chercher sur le Web des informations sur l’auteur ou sur le contexte sociohistorique de l’œuvre, etc. Cela va de soi. Mais, ce qui pourrait les aider grandement serait aussi de relire la première dissertation et les commentaires que leur professeur a formulés. Sauf que les étudiants n’envisagent pas cette stratégie d’emblée, parce que beaucoup de professeurs gardent les copies d’examens, une fois qu’elles sont corrigées : les étudiants voient rapidement les évaluations en classe, puis les professeurs les ramassent pour les conserver. Ils n’ont donc pas le réflexe de penser à cette option. Pour les professeurs, remettre une copie corrigée, c’est dévoiler leurs pratiques évaluatives, avec leurs grilles, leurs barèmes, leurs critères… À une époque où tout est règlementé, tant dans les pratiques administratives que dans les droits des étudiants, on peut comprendre une certaine crainte. Sachant à quel point la correction des travaux– et les commentaires qui l’accompagnent– représente une occasion en or pour favoriser les apprentissages, l’auteure explique dans cet article de libre opinion en quoi elle trouve inconcevable que des professeurs puissent préférer ne pas rendre les copies des évaluations à leurs étudiants. Après tout, ces copies, elles appartiennent à ces étudiants…

Communiquer oralement : une compétence à développer au collégial

Portrait de Nathalie Tremblay

Résumé: 

Au Québec et dans le reste de la francophonie, contrairement à l’enseignement de la communication écrite, il n’existe pas de tradition de l’enseignement de la communication orale, à l’exception peut-être de celle associée à l’exposé oral. Les étudiants n’ont à peu près jamais reçu un enseignement formel de la communication orale au primaire et au secondaire. Il n’est donc pas étonnant de constater que prendre la parole en public ou tout simplement s’adresser à un professeur ou à un pair peut s’avérer complexe et stressant pour les étudiants du collégial. La compétence à communiquer oralement reste donc à développer chez ces derniers, et ce, dans les programmes tant techniques que préuniversitaires, de même que dans l’ensemble des disciplines de la formation générale. Cette réflexion traitera de la communication orale au collégial. Plus précisément, il sera question de pistes possibles pour soutenir les étudiants dans le développement de cette compétence et de propositions pour évaluer cette dernière. Cela mettra en lumière cette compétence trop souvent oubliée ou négligée qui va bien au-delà du simple exposé oral, car être compétent en communication orale, c’est aussi savoir poser une question, entrer adéquatement en contact avec un professeur ou un pair, présenter les résultats d’un travail à un groupe de pairs, participer à un débat, mener un entretien, justifier son propos, expliquer un raisonnement, etc.

L’apprentissage actif : une question de risques… calculés

Portrait de Nathalie Tremblay

Résumé: 

De plus en plus mis à profit dans les classes du collégial, l’apprentissage actif s’expérimente depuis de nombreuses années dans le contexte de l’enseignement supérieur aux États-Unis. Les expressions apprentissage actif et pédagogie active se définissent en opposition aux stratégies pédagogiques dites « passives » ou « traditionnelles », comme l’enseignement magistral. On confond souvent l’apprentissage actif avec la classe inversée, l’apprentissage par problèmes, l’apprentissage par projet ou la pédagogie de la découverte. L’apprentissage actif a en fait une portée plus large : il désigne une grande variété de méthodes pédagogiques qui ont comme point commun d’engager les étudiants dans une tâche et de les faire réfléchir sur ce qu’ils font. Cet article expliquera en quoi les méthodes d’apprentissage actif se révèlent particulièrement efficaces, de même qu’il exposera les défis associés et les risques calculés à prendre pour les implanter avec succès dans sa classe. Quelques suggestions d’activités et de techniques s’inscrivant dans la lignée de la pédagogie active seront également présentées, que ce soit dans un environnement traditionnel ou sociotechnologique.

L’AQPC reconnait, en 2014-2015, la contribution financière de Patrimoine canadien au développement technologique de la revue, par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, volet Innovation commerciale pour les périodiques imprimés.

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