Comment enseigner l’éthique professionnelle et l’éthique de la recherche? Un exemple d’activité en philosophie appliquée

Portrait de Nathalie Tremblay

Résumé: 

Qu’est-ce que l’éthique professionnelle? Suivre un code de déontologie à la lettre, cela permet-il de garantir la qualité des interventions d’un professionnel? Qu’est-ce que l’éthique de la recherche? L’application des étapes de la méthode scientifique suffit-elle pour développer des savoirs respectueux des principes d’éthique de la recherche? Ces questions interdisciplinaires ont orienté le développement d’une activité pédagogique dans le cours d’Éthique et politique propre aux programmes de sciences humaines, qui vise à « appliquer des théories philosophiques, éthiques et politiques à des situations actuelles, choisies notamment dans le champ d’études de l’élève ». Mais comment parvenir à favoriser le développement de cet élément de compétence et à en évaluer la progression tout en s’adressant à des étudiants provenant de cheminements distincts et ayant des intérêts scolaires et professionnels diversifiés?

L’auteure de cet article a récemment développé un travail de session en trois parties qui répond à cette diversité. Par cette activité, elle a pu constater une augmentation de la motivation et de l’implication de ses étudiants dans leur troisième cours de philosophie obligatoire. Les compétences en éthique professionnelle et en éthique de la recherche n’étant pas la chasse gardée des philosophes, cette activité pédagogique appliquée et centrée sur les besoins et intérêts spécifiques des étudiants peut être inspirante pour les professeurs de philosophie tout autant que pour les professeurs des autres disciplines qui souhaitent familiariser leurs étudiants aux défis éthiques de leur future profession. L’auteure présente les réflexions qui ont mené au développement de cette activité pédagogique ne demandant pas nécessairement de transformer l’entièreté d’un cours, ainsi que les modalités de sa réalisation et les commentaires des premiers étudiants qui l’ont réalisée.

Quand surprendre permet d’apprendre

Portrait de Nathalie Tremblay

Résumé: 

Au colloque de l’AQPC en 2015, à Saguenay, s’étant inscrite à un atelier au titre intriguant, « La pédagogie de l’inattendu », la rédactrice en chef de la revue s’est retrouvée dans une salle remplie de guirlandes de lumières, de curieux assemblages ainsi que d’installations insolites qui lui ont permis de comprendre aisément le processus de transmission synaptique du neurone. Cet atelier l’a grandement intéressée, tout en la déstabilisant et en la projetant hors de sa zone de confort, si bien qu’elle a voulu rencontrer les conférenciers pour en savoir un peu plus sur leur façon d’enseigner qui privilégie la surprise, la curiosité et l’humour comme sources de motivation afin de favoriser l’apprentissage.

Quelle place occupe l’école parmi les très nombreuses préoccupations des collégiens? L’étude des temps sociaux et des projets d’avenir des étudiants

Portrait de Nathalie Tremblay

Résumé: 

Quelle place occupe l’école parmi les très nombreuses préoccupations des collégiens? La question semble d’un grand intérêt pour éclairer les professeurs du collégial sur la motivation et l’engagement des jeunes dans leurs études. En effet, il s’avère ardu de saisir ce qui fait la différence entre un étudiant engagé dans ses études et un autre qui démontre, constamment ou ponctuellement, une démotivation. Une meilleure connaissance des préoccupations des jeunes permettrait aux professeurs d’adapter leur pratique pédagogique aux besoins de ces étudiants et aux défis qu’ils rencontrent. Dans le cadre d’une étude que les auteurs ont menée, ils ont souhaité donner la parole à ces derniers afin de cerner la place qu’occupent leurs études dans leur vie, et ce, relativement à d’autres sphères de leur quotidien, qu’il s’agisse du travail à temps partiel ou du temps libre. L’objectif de la recherche était aussi d’évaluer l’importance des activités scolaires dans la constitution des projets d’avenir de jeunes de 18 à 20 ans, au regard de leur environnement personnel et social. Les chercheurs se sont donc intéressés au discours des collégiens concernant leurs temps sociaux et leurs projets d’avenir, sur le plan tant scolaire que professionnel ou personnel.

De l’approche par compétences au projet par compétences : dérive de sens et confusion des concepts

Portrait de Nathalie Tremblay

Résumé: 

Depuis les 20 dernières années, l’expression approche par compétences (APC) est devenue omniprésente dans le langage scolaire comme dans les écrits pédagogiques. Alors que, aujourd’hui, le développement des compétences en éducation devrait aller de soi, plusieurs se réclament de l’APC comme d’un label de qualité, une sorte de norme ISO de l’enseignement collégial. Lorsqu’on entend ou on lit l’expression approche par compétences, il faut bien comprendre que l’on réfère à une approche de planification de l’enseignement et de l’apprentissage qui focalise en priorité sur le développement de compétences. Mais ceci a l’inconvénient d’être long. Alors, voulant tout abréger, on aura inventé la locution approche par compétences au risque de perdre de vue le véritable sens de l’approche. Et à voir comment ce par compétences s’est immiscé dans d’autres aspects du discours pédagogique, il apparait évident que des zones de confusion sont présentes.

Avec le temps, l’expression approche par compétences a fait des rejetons. Ainsi, on entend et on lit d’autres expressions associées : des tâches par compétences, des programmes par compétences, des plans de cours par compétences, des évaluations par compétences, des bulletins par compétences. Le complément par compétences signifie, peut-être maladroitement, que la planification de l’enseignement va cibler délibérément et expressément le développement de diverses compétences. L’auteur de ce texte propose de clarifier les choses un peu en revenant d’abord au contexte historique du développement de la pédagogie dans le réseau collégial, puis en examinant, plus ou moins brièvement, quelques-unes de ces expressions afin d’illustrer comment l’abus du par compétences peut générer des dérives de sens.

Rapports de recherche PAREA publiés en 2015-2016

Portrait de Nathalie Tremblay

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Grâce au Programme d’aide à la recherche sur l’enseignement et l’apprentissage (PAREA), le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) permet chaque année à des professeurs ainsi qu’à des professionnels du collégial de mener des recherches en vue d’améliorer l’enseignement et l’apprentissage ou de mieux comprendre certains phénomènes auxquels ils sont confrontés en matière de pédagogie. Pédagogie collégiale présente un résumé des rapports PAREA auxquels nous avons eu accès et qui ont été rendus publics en 2015-2016. Nous espérons qu’en vous offrant un aperçu de leur contenu, nous vous donnerons envie de consulter ces documents mis à votre disposition au Centre de documentation collégiale à [cdc.qc.ca].

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«Légendes pédagogiques. L’autodéfense intellectuelle en éducation». Un essai libre de Normand Baillargeon, publié par Poètes de brousse (2013)

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Légendes pédagogiques. L’autodéfense intellectuelle en éducation (2013), de Normand Baillargeon, dont le titre très accrocheur est un clin d’œil évident à son Petit cours d’autodéfense intellectuelle (2005), mais dont la tournure indique clairement que l’auteur s’adresse cette fois au cercle plus restreint des gens qui travaillent dans le domaine de l’éducation. Baillargeon précise qu’il est aisé d’établir un parallèle entre certaines croyances du monde de l’éducation et les légendes urbaines : elles sont abondamment répétées et circulent beaucoup, elles sont considérées comme véridiques de prime abord, mais peuvent se révéler non fondées après un examen conceptuel plus poussé, et elles mettent en lumière certaines caractéristiques du milieu dans lequel elles évoluent. L’objectif ultime de l’essai de Baillargeon est de sensibiliser les professeurs à des croyances non fondées en éducation et de les former à reconnaitre et à analyser de façon critique les approches, méthodes ou théories pédagogiques qui peuvent leur être présentées et suggérées au cours de leur carrière. Voici une brève présentation de cet ouvrage et de la méthode d’analyse des légendes proposée par Baillargeon, méthode que l’auteure du compte-rendu décrit à l’aide d’un exemple tiré d’une des 14 légendes déconstruites dans l’ouvrage.

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La sociologie de l’éducation comme discipline de développement professionnel

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Comment la sociologie de l’éducation peut-elle être utile pour les intervenants du monde de l’éducation? Pourquoi constitue-t-elle une discipline de formation continue à considérer? De quelles façons participe-t-elle à enrichir les réflexions et les pratiques du milieu scolaire? Ce texte veut sensibiliser les professeurs, les professionnels et les gestionnaires des collèges au fait que la sociologie, et plus particulièrement la sociologie de l’éducation, puisse constituer un domaine pertinent de perfectionnement et de formation continue. La sociologie permet de mieux comprendre les situations scolaires et leurs articulations, tout en remettant en cause certaines de leurs bases. C’est ainsi sans hésitation que les différents intervenants des collèges devraient oser le perfectionnement sociologique.

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Faut-il apprendre aux étudiants comment lire un texte? Récit d’une démarche de pratique réflexive chez des professeurs de plusieurs disciplines au sujet de la lecture

Portrait de Nathalie Tremblay

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Certaines études déplorent que 19,4 % des diplômés universitaires nés au Québec ne possèdent pas un niveau de littératie suffisant pour bien fonctionner en société. Un individu n’ayant pas un niveau de littératie suffisant pour fonctionner en société pourrait s’avérer un bon lecteur de romans, mais ne pas se trouver en mesure de comprendre un manuel d’instructions; ou bien être apte à lire un article, mais incapable de porter un jugement critique sur la fiabilité de celui-ci. Or, lorsque nous souhaitons que nos étudiants fassent des apprentissages à travers les textes que nous leur donnons à lire, quelle que soit la discipline, nous nous attendons à ce qu’ils aient un niveau de littératie suffisamment élevé pour effectuer le transfert attendu. Hélas, la réalité semble en effet tout autre : plusieurs professeurs remarquent les difficultés qu’éprouvent nombre d’étudiants lorsqu’ils ont à s’approprier des savoirs par la lecture, et ce, pas seulement dans les cours de français. Conscients de cette problématique, six professeurs du Cégep Gérald-Godin, appartenant à différentes disciplines, ont accepté de participer à un projet visant à favoriser le développement de l’autorégulation en lecture de leurs étudiants. Alors que le projet en est encore à ses débuts, force est de constater que la démarche engage les participants dans un processus de réflexion au regard de leur propre rapport à la lecture et de son utilisation en tant qu’outil d’apprentissage auprès de leurs étudiants. L’article présente quelques faits saillants de cette démarche réflexive qu’ont réalisée ces professeurs, ainsi que les questionnements et les enjeux que celle-ci a mis au jour. Par ailleurs, quelques pistes d’actions sont présentées pour les professeurs qui voudraient améliorer le potentiel pédagogique des activités d’apprentissage par la lecture proposées à leurs étudiants.

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Pourquoi mon cours ne se passe-t-il jamais comme je l’avais planifié? Des recherches en didactique pour comprendre l’interaction en classe à propos des savoirs

Portrait de Nathalie Tremblay

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Que des contenus de cours soient proposés sous forme de ressources à mettre en œuvre directement (par des maisons d’édition, par exemple) ou que des orientations didactiques soient préconisées plus globalement (notamment par le marché du travail), le professeur a des choix de contenus à effectuer pour finaliser ses cours. Cette sélection doit tenir compte, entre autres, des objectifs d’apprentissage prévus, des connaissances antérieures et des préconceptions des étudiants concernés. C’est le professeur qui a la responsabilité d’adapter les savoirs au contexte d’enseignement, aux besoins des programmes dans lesquels le cours s’insère et aux rapports que les étudiants entretiennent relativement à ces savoirs. Aborder le choix des contenus de cours et tenter de trouver la meilleure manière pour faire apprendre ces savoirs nous placent au cœur de ce qu’on appelle la didactique. Il existe un courant de recherche didactique scientifique qui vise à décrire, à comprendre et à analyser les phénomènes d’enseignement et d’apprentissage des savoirs tels qu’ils sont observés durant les interactions en classe. Ce sont des concepts issus de ce dernier courant qui sont présentés dans cet article. Plus précisément, les auteurs du texte s’intéressent aux interactions verbales ou physiques ayant lieu en classe, à propos des savoirs. C’est ce que les chercheurs de ce domaine appellent l’action conjointe du professeur et des étudiants. Dans cet article, les auteurs proposent un tour d’horizon de ce qui s’est fait jusqu’à présent concernant le courant de recherche didactique scientifique, cela en misant sur des concepts pertinents pour outiller les professeurs du collégial, les conseillers pédagogiques et les chercheurs à décrire et à comprendre les interactions en classe et ce qui en découle quant aux savoirs en jeu. En bref, si votre cours se déroule rarement comme vous l’avez planifié, les concepts de la didactique peuvent vous aider à en connaitre les raisons.

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L’AQPC reconnait, en 2014-2015, la contribution financière de Patrimoine canadien au développement technologique de la revue, par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, volet Innovation commerciale pour les périodiques imprimés.

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