Rendre compte de sa recherche de façon captivante !

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Cet article est une adaptation d’un texte tiré du site du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) intitulé Comment bien vulgariser. Les exemples du domaine de l’éducation sont tirés de divers textes déjà parus dans la revue Pédagogie collégiale.
Vous avez réalisé une recherche ou des travaux qui s’y apparentent et vous souhaitez en rendre compte à un public élargi, non spécialiste du domaine, soit par la rédaction d’un article ou par une communication orale. Il vous faut donc maîtriser les principes de base d’une bonne communication de vulgarisation. Même si vous avez de bonnes aptitudes à la communication, cela ne garantit pas que vous saurez bien vulgariser. La vulgarisation scientifique exige le respect de règles bien précises et la maîtrise d'un certain nombre d'outils, voire de trucs. C’est un art qui s'apprend. C'est par la pratique que l'on devient un bon vulgarisateur. Faites donc l’essai des suggestions et des trucs que nous vous proposons dans cet article.

Résumé: 

This article is an adaptation of a text taken from the Natural Sciences and Engineering Research Council of Canada (NSERC) site entitled Why communicate. Examples in the field of education are taken from various texts printed in the publication Pédagogie collégiale. You have completed a research project or related work and want to share the results with an expanded public (non-specialists in the field) by publishing a scientific article or comunicating the data to them orally. To be successful you must be aware of some guiding principles. Even if you are gifted in communication, there is no guarantee that you will be able to disseminate the results your work. Scientific communication requires compliance with precise rules and the mastery of a certain number of tools and tricks of the trade. It is an art that is learned. And practicing this art can help you become a good communicator. Try out some of the suggestions and tools of the trade recommended in this article.

La relation au savoir et les outils de la veille pédagogique

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Il est question d’une affaire d’humain produisant du savoir, s’abreuvant de savoir et partageant le savoir. La chasse au renseignement crée de nouveaux styles de raisonnement et de connaissance et elle fait partager et augmenter le potentiel d’intelligence collective des groupes humains. De plus, il apparaît que les technologies intellectuelles issues du cyberespace amplifient, extériorisent et modifient le nombre de fonctions cognitives humaines comme la mémoire, l’imagination, la perception et le raisonnement. Pour la première fois dans l’Histoire de l’humanité, la plupart des compétences acquises par une personne au début de son parcours professionnel seront obsolètes en fin de carrière. Aussi, ce qu’il nous faut apprendre ne se planifie plus à l’avance et il faut maintenant nous fabriquer de nouveaux modèles de l’espace des connaissances qui soient émergents, ouverts, continus, en flux non linéaires, se réorganisant suivant les objectifs ou les contextes, et ce, dans un partage guidé par un esprit de collectivité.

Résumé: 

It is human nature to produce knowledge, drink it in and desire to share it. The hunt for valid information creates new styles of reasoning and new forms of knowledge. It creates a desire to share and grow the collective intelligence of human groups. Moreover, it seems that intellectual technologies that originated in cyberspace, amplify, externalize and alter a number of human cognitive functions like memory, imagination, perception and reasoning. For the first time in the history of humanity, most of the competencies that a person acquires at the start of their professional journey will be obsolete by the end of their career. Aditionally, what we must learn can no longer be planned in advance. We must now build new models for the knowledge that is emerging. Knowledge that is continuous, that flows in non-linear fashion and that is reorganized based on objectives or contexts and in the shared spirit of collectivity.

Les chercheurs au collégial : des bâtisseurs de connaissances

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Au dernier colloque de l'AQPC, Marielle Pratte, rédactrice en chef de cette publication, en coopération avec l'Association pour la recherche au collégial (ARC), a invité les chercheurs dans le réseau collégial et autres personnes intéressées dans la recherche à se rencontrer afin de discuter du rôle du chercheur au niveau collégial.

Résumé: 

At the last AQPC symposium, Marielle Pratte, chief-editor of this publication, in cooperation with the Association pour la recherche au collégial (ARC), invited researchers in the collegial network and others interested in research to meet and discuss The role of the researcher at collegial level.

La recherche pédagogique, moteur de l'évolution de l'enseignement

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Par-dessus tout, l'influence réelle derrière les pratiques éducatives est la recherche effectuée dans les collèges par les enseignants et par les professionnels tels que les conseillers pédagogiques, qui sont constamment entrain de questionner les pratiques et de formuler des recommandations pour de nouvelles solutions aux problèmes qui entravent l'apprentissage, l'enseignement et, ultimement, la réussite des élèves. Les réponses fournies par la recherche éclairent non seulement les enseignants, mais aussi le personnel professionnel et administratif.

Résumé: 

Above all else, the real influence behind educational practices is the research done in colleges by teachers and professionals such as educational advisors, who are constantly questioning practices and making recommendations for novel solutions to problems that hinder learning, teaching and ultimately, student success. The answers supplied by research enlighten not only teachers but also professional and administrative staff, not to mention key decision-makers.

L'histoire familiale comme démarche d'intégration des acquis en sciences humaines

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Pour un élève de quatrième session collégiale, le titre de ce cours, soit Démarche d'intégration des acquis en sciences humaines, ou DIASH pour les intimes, n'a rien de très rassurant. Quoi ! il faudra intégrer tous nos acquis en sciences humaines et en méthodologie ? Et le processus d'intégration se compose de rappels, de transferts et de métacognition ? La première réaction des élèves ressemble beaucoup plus à « OUACH » qu'à DIASH... Pour le prof, fort de sa longue expérience, il faut d'abord réconforter les troupes en précisant que la compétence exigée par le ministère de l'Éducation est de démontrer l'intégration personnelle d'apprentissages du programme dans le cadre d'une réalisation individuelle ou collective pour un minimum de deux disciplines des sciences humaines (anthropologie, économique, géographie, histoire, politique, psychologie, sociologie). Vaste projet, me direz-vous, quasiment un projet de carrière ! Mais il faut pouvoir synthétiser et concrétiser le tout dans une activité pluridisciplinaire réalisable en une session. Au cours des dernières années, j'ai donc offert à mes élèves le choix entre trois types de travaux pour y arriver : la rédaction d'un essai bidisciplinaire, la résolution d'un problème de leur choix ou la production de leur histoire familiale. À ma grande surprise, près des deux tiers des élèves ont opté pour l'histoire familiale. Il faut d'abord expliquer aux élèves qu'on ne leur fera pas faire leur généalogie. L'histoire familiale se distingue de la généalogie en ce qu'elle ne se limite pas à dresser la liste de ses ancêtres, mais qu'elle consiste à cumuler une foule de données de nature chronologique, ethnographique, géographique, socio-économique. On peut aussi faire le lien entre la petite histoire familiale et la grande histoire politique. À la limite, on peut même faire de la psycho-généalogie ! Il est donc facile de démontrer que l'établissement de son histoire familiale permettra l'intégration d'au moins deux des disciplines acquises en sciences humaines.

Résumé: 

For a student in the fourth session at college, the name of this course, Integration process of acquired knowledge in social sciences (Démarche d’intégration des acquis en sciences humaines – DIASH), is not very reassuring. ‘’What? You mean we have to integrate all our acquired knowledge in social sciences and methodology? And the integration process involves reminders, transfers and metacognition, you say?’’ The students’ initial reaction is often not very positive. For the seasoned teacher, the first step will be to reassure the troops by explaining that the competency required by the ministère de l’Éducation consists in demonstrating the personal integration of the learning targeted in the program via an individual or group realization for a minimum of two disciplines in social sciences (anthropology, economics, geography, history, politics, psychology, or sociology). This could be perceived as an extensive project, even a career long endeavour! However everything has to be synthesized and realized in one multidisciplinary activity that can be completed in one session. In recent years, I offered my students the choice between three types of assignments to achieve this: drafting a bi-disciplinary essay, resolving a problem of their choice or producing their family history. To my amazement, nearly two thirds of the students opted for the family history. First, students had to be told that we were not asking them to trace their genealogy. Family history differs from genealogy in that it is not limited to listing ancestors, but consists of cumulating assorted data of a chronological, ethnographic, geographic, and socio-economical nature. Students can also make the connection between their family history and the broader political history. It could even be a sort of psycho-genealogy. It is therefore obvious that establishing one’s family history allows for the integration of at least two of the disciplines acquired in social sciences.

Difficultés et paradoxe de la coopération

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

La coopération est plus que jamais au rendez-vous lorsqu'il est question de développer des compétences chez les élèves, lorsqu'on s'intéresse à leur réussite et qu'on s'inscrit dans une approche socioconstructiviste. De plus en plus présente dans les intentions éducatives et dans les stratégies pédagogiques des enseignantes et des enseignants du collégial, on ne soupçonne pas souvent tout ce que la coopération peut receler en termes de complexité du comportement humain. Les enseignantes et les enseignants ont fort à gagner à mieux connaître les dynamiques comportementales qui se jouent lorsqu'ils invitent les élèves à coopérer. La connaissance des dimensions de la coopération et la compréhension de ses mécanismes sont aussi très utiles et pertinentes dans le cadre du travail coopératif entre enseignantes et enseignants d'un département ou d'un programme ou dans le cadre d'autres comités de travail d'un établissement. Mieux comprendre le jeu qui se joue lorsque des individus sont invités à collaborer ensemble permet de donner plus de chance à la coopération de s'établir réellement. Cet article tente d'apporter un éclairage sur les mécanismes humains impliqués dans la coopération, de manière à rendre les personnes qui s'y engagent ou qui la mettent en place plus efficaces dans son processus d'instauration. La gestion, comme la pédagogie, n'est pas une science exacte qui fournirait des recettes toutes faites d'avance et universellement efficaces. Cela est vrai particulièrement dans le cas où il s'agit de travailler avec d'autres dans un climat de coopération et que des éléments dysfonctionnels posent problème par leur attitude récalcitrante. Que faire ? On ne peut obliger personne à coopérer. Chacun est libre de ses choix. Alors, comment expliquer que certains trichent ou sont tentés de faire défection quand la coopération semble à l'évidence la meilleure option ? Quel intérêt trouve-t-on à faire cavalier seul quand il vaudrait mieux coordonner ses efforts pour le bien commun ? Quel mystère se cache donc derrière cette apparente contradiction ? Tous ceux qui gèrent du personnel, enseignent ou animent des groupes connaissent les difficultés de la tâche. Comment favoriser un climat de coopération ? Quelle stratégie est la meilleure pour atteindre ce but ? Existe-t-il une théorie de la coopération qui soit à la fois précise, cohérente et simple qui pourrait servir de guide ?

Résumé: 

When it comes to developing competencies in students from a socio-constructivist perspective, cooperation is a key issue for ensuring their success. Cooperation is increasingly present in the educational projects, designs and strategies of college teachers. However we are not always aware of the surprising complexity of human behaviour as it relates to cooperation. Teachers have much to gain by expanding their knowledge on the behavioural dynamics at play when students are invited to cooperate. Being aware of the dimensions of cooperation and understanding its mechanisms is also very useful and relevant for cooperative work among teachers of a department or a program, or within the scope of other task forces in the institution. A better understanding of what’s at stake when individuals are invited to collaborate gives cooperation more chance to really take hold. This article sheds light on the human mechanisms involved in cooperation: very useful information for persons who are cooperating as well as for persons implementing cooperation. Management, like pedagogy, is not an exact science that provides readymade recipes that are universally effective. This is particularly true in when it is a question of working with others in a climate of cooperation and where dysfunctional participants create a problem with their obstinate attitude. What can be done? No one can be forced to cooperate. Each of us is free to choose. So, how does one explain that certain people renege or are tempted to defect when it seems obvious that cooperation is the best option? What is the interest in acting alone when it would be better to coordinate efforts for the common good? What mystery lies behind this apparent contradiction? All those who manage personnel, who teach or moderate groups are aware of the difficulties of this task. How can we foster a climate of cooperation? What is the best strategy for reaching this goal? Is there a precise, coherent and simple theory that could serve as a guide?

Une stratégie d'enseignement pour favoriser le développement du sens de l'éthique

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Plusieurs programmes techniques de la formation collégiale comportent un cours traitant de la pratique professionnelle durant la sixième session. C'est le lieu privilégié pour traiter d'éthique dans un secteur d'expertise. En tant qu'enseignante en design d'intérieur et porteuse de ce cours depuis plusieurs années, l'importance de cet aspect m'a amenée à chercher des moyens efficaces d'enseignement, et ce, d'autant plus qu'aujourd'hui nos finissantes et finissants doivent, dès l'obtention de leur diplôme, prendre une décision capitale qui aura des répercussions sur l'avenir de leur profession. En effet, de récents changements législatifs ont eu pour conséquence de modifier fondamentalement le champ de pratique du design, et la survie de la profession dépend plus que jamais de la solidarité de ses membres. De plus, le sens de l'éthique de nos finissantes et finissants peut ne pas avoir atteint sa pleine maturité à un moment de leur vie où ils doivent répondre à une question cruciale, compte tenu du contexte social, économique et politique particulier au design d'intérieur, à savoir : être ou ne pas être membre d'un regroupement de designers d'intérieur professionnels dans le but de faire avancer la cause de la définition d'un champ de pratique et l'obtention d'un titre réservé. Les activités dont il est question dans le présent article ont été mises en place pour favoriser la prise de conscience professionnelle et accélérer le développement du sens de l'éthique des élèves. Les designers d'intérieur de ma génération n'ont pas reçu de cours de pratique professionnelle. Ils en ont bien appris certains aspects « sur le tas », mais d'autres, comme l'éthique professionnelle, n'ont jamais été abordés durant leur formation. Il existe un code de déontologie qui a été conçu et rédigé par la Société des designers d'intérieur du Québec (SDIQ) et qui est distribué seulement aux membres de cette association. Les non-membres ne le connaissent pas et ne sont pas tenus de s'y conformer. À titre d'enseignante, ma principale préoccupation consiste donc à former une relève la plus consciente possible du fonctionnement et des enjeux du milieu du design, tout en étant capable de prendre des décisions éclairées pour l'avenir de la profession. La nécessité de trouver une stratégie pédagogique adéquate est née de cette préoccupation.

Résumé: 

A number of technical programs in college education include a course dealing with professional practice in the sixth session. This is the ideal time to talk about ethics in a particular field of expertise. As a teacher of Interior design and sponsor of this course for several years, the importance of this aspect led me to seek effective teaching methods. This was reinforced by the fact that, upon graduating, students today must make a crucial decision that will impact the future of their profession. Recent legislative changes have resulted in a fundamental modification to the field of practice of design and the survival of the profession depends more than ever on the solidarity of its members. In addition, the graduates’ sense of ethics may not be fully mature at a time in their lives when they must answer a crucial question, given the social, economical and political context particular to interior design, e.g. to be or not to be a member of an association of professional interior designers for the purpose of defining a field of practice and obtaining a reserved title. The activities discussed in this article were implemented to promote professional awareness and accelerate the development of a sense of ethics among students. The interior decorators of my generation did not receive a practical course for professionals. They learned certain aspects of the profession ‘on the job’, but other aspects, such as professional ethics, were never brought up during their training. A code of ethics does exist. It was introduced and drafted by the Société des designers d’intérieur du Québec (SDIC) for exclusive distribution to its members. Non-members are not familiar with this document and are not required to comply with it. As a teacher, my main preoccupation is therefore to make the next generation as aware as possible of how the design milieu functions and what’s at stake, while being able to make enlightened decisions as to the future of the profession. The need to find an adequate educational strategy was born of this concern.

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L’AQPC reconnait, en 2014-2015, la contribution financière de Patrimoine canadien au développement technologique de la revue, par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, volet Innovation commerciale pour les périodiques imprimés.

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