Épreuve synthèse de programme alliant formation générale et formation spécifique. Trois formules inusitées

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Est-il nécessaire de rappeler que chaque programme d’études de l’enseignement régulier au collégial est constitué de deux composantes distinctes, à savoir une composante de formation générale et une composante de formation spécifique ? Outre certaines exceptions, nous sommes trop souvent témoins d’un fossé considérable entre les cours de la formation générale et ceux de la formation spécifique. Les deux composantes de programme évoluent comme deux systèmes parallèles, sans cible commune claire et avec trop peu de concertation parmi les membres du personnel enseignant. Ce phénomène nuit au cheminement scolaire de plusieurs élèves et à leur réussite, puisque ces derniers ne parviennent pas à saisir adéquatement le sens de leur programme d’études. Nous voulons éliminer la dichotomie que perçoivent les élèves dans leur programme d’études afin de permettre à ceux-ci de bénéficier de façon optimale de leur parcours collégial. Dans son avis s’intitulant Pour une formation générale bien enracinée dans les études techniques collégiales (1997), le Conseil supérieur de l’éducation propose d’instrumenter l’arrimage entre la formation générale et la spécialisation technique en s’appuyant sur l’épreuve synthèse de programme (ÉSP). Le projet décrit dans cet article a donc été réalisé dans cette perspective. Il a été mené dans le cadre d’une recherche de maîtrise en éducation. Avec la participation du personnel enseignant du cégep Marie-Victorin, une démarche menant à une ÉSP qui prend en compte les deux composantes d’un programme d’études a été développée. L’ÉSP aidera l’élève à saisir davantage les enjeux de sa formation générale et de sa formation spécifique dans un tout cohérent et intégré.

Perce-murailles. Une fenêtre sur les cours de la formation générale

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Dans la petite salle du Flânoir du collège de Bois-de-Boulogne, une centaine de personnes sont rassemblées pour tenter de comprendre le sens du mot « exil ». Tour à tour, des élèves, des enseignantes et des enseignants, des membres du personnel de soutien prennent place sur la petite scène pour expliquer, avec beaucoup d’émotion, comment ils ont vécu ce passage. Durant deux heures, ils nous feront pleurer et rire mais, surtout, nous amèneront avec eux dans un monde qui nous était inconnu : celui de la crainte quotidienne de l’enlèvement et de la torture, du jeu d’échecs pour la liberté, de l’abandon d’une famille et d’une patrie. Toutes ces expériences fortes nous permettront de mieux saisir ce que représente l’exil pour celui qui le vit et de mieux connaître les gens que nous croisons au quotidien dans les corridors du collège. Cette rencontre très spéciale était organisée par le Comité de la formation générale du collège, comité qui avait pour objectifs de donner un sens aux cours de la formation générale et de mieux intégrer celle-ci aux programmes d’études. Formé l’année précédente, ce comité avait reçu un mandat assez large comprenant la planification d’une activité interdisciplinaire pour la deuxième session de l’année scolaire 2002-2003. Comme nous croyons que cette expérience mérite d’être diffusée, nous vous présentons les objectifs et les activités du comité, de même qu’un bilan et les projets prévus pour l’année 2003-2004.

L'enseignement public de la philosophie au Québec depuis trente-cinq ans

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Le 21 novembre prochain, Journée internationale de la philosophie, les enseignantes et les enseignants de philosophie célèbreront trente-cinq ans d’enseignement public de cette discipline dans les cégeps du Québec. La réflexion qui suit retrace les moments importants de l’histoire de cet enseignement depuis le Régime français.

Les logiques sociales qui conditionnent la réussite en milieu collégial

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

La réussite occupe un espace grandissant dans nos réflexions collectives. Elle est l’objet de débats dans bon nombre de tribunes publiques. Pour certains, elle représente un enjeu social qui n’est pas sans s’apparenter au sort des nouvelles générations. Dans le réseau scolaire, on en a fait une priorité qui interpelle tous les membres de la communauté. Mais aborder le thème de la réussite scolaire, c’est également approfondir le rapport de l’élève à la société, à un « social » composé de valeurs, d’idéologies dominantes, de conditions socioéconomiques, de liens sociaux et familiaux, de travail rémunéré pendant les études, de styles de vie recherchés, etc. C’est voir que l’élève est traversé de part en part par diverses influences sociales qui conditionnent ses attitudes, ses comportements, ses aspirations et, en dernière analyse, son parcours scolaire, avec la contribution d’autres facteurs inhérents au collège lui-même.

Pour la formation générale : culture ou Culture ?

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Notre système d’éducation semble vouloir préserver l’ambiguïté qui entoure la notion de culture. D’une part, la culture est restrictive : c’est une sorte de temple de l’esprit qui contient tout ce que les gens ont fait et continuent de faire de mieux, voire de génial. D’autre part, la culture est éclatée : elle recouvre tout ce qui est de l’ordre de l’information.

Quelques enjeux relatifs à l'enseignement des compétences

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Depuis plusieurs années, les programmes d’études collégiales sont conçus selon l’approche par compétences, et ce, afin de favoriser l’approche programme, d’assurer la cohésion des activités pédagogiques et de définir des cibles de formation centrées sur le développement des compétences des élèves. Abordée sous un angle technique, une compétence est une façon de rédiger l’objectif d’un ou de plusieurs cours en tenant compte de ce que l’élève saura accomplir s’il réussit ces cours. Considérée sous un angle pédagogique, il nous apparaît qu’une compétence est la capacité d’accomplir des tâches ou de résoudre des problèmes en suivant une démarche structurée, mobilisant des connaissances et des savoir-faire appropriés. Dans les approches pédagogiques traditionnelles, l’apprentissage est surtout centré sur les contenus qui sont vus comme prioritaires pour la formation de l’élève, les habiletés se développant sans qu’on investisse systématiquement dans leur développement. Ainsi, on a reproché à l’approche par compétences de négliger les contenus au profit des habiletés techniques. À notre avis, l’approche par compétences ne réduit pas les apprentissages au seul développement d’habiletés puisqu’elle suppose la mobilisation des connaissances dans le contexte de la résolution de problèmes. Elle ne méconnaît pas non plus la dimension sociale de l’apprentissage. En fait, elle représente un enjeu pédagogique considérable, car l’enseignement en vue de développer des compétences est centré sur la mobilisation des capacités des élèves. Compte tenu que les aspects de cet enjeu sont nombreux et complexes, je me concentrerai donc, dans cet article, sur quelques éléments importants reliés à la planification des cours, à l’enseignement comme tel et à l’encadrement des élèves.

Les conseillères et les conseillers pédagogiques. Qui sont-ils ? Que font-ils ?

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Les conseillers pédagogiques, quel que soit l’ordre d’enseignement auquel ils sont associés, font partie du système d’éducation québécois depuis plus de trente ans. Peu connue du public et même du personnel dans les milieux d’enseignement, cette fonction est souvent associée à tort, dans les milieux d’enseignement supérieur, à celle de spécialistes de champs disciplinaires ou d’intervenants auprès des élèves. En fait, c’est son rôle de conseil auprès des enseignants de toutes disciplines et des cadres scolaires qui la caractérise le plus et qui reste le plus stable au fil du temps, ce qui ne l’empêche nullement d’évoluer, de s’adapter et de s’ajuster aux situations et aux besoins du monde de l’éducation. Le flou entourant la définition et la connaissance de la fonction de conseiller pédagogique suscite de nombreuses questions. Quelles représentations de la fonction de conseiller pédagogique se font les conseillers pédagogiques eux-mêmes, les cadres scolaires et les professeurs ? Quels sont les rôles, les responsabilités et les tâches attribués aux personnes qui exercent cette fonction ? Quelles sont les compétences requises pour bien exercer cette dernière ? Quels sont les besoins de perfectionnement des personnes qui exercent cette fonction ? Quels sont les dispositifs pouvant être mis en place pour leur offrir de la formation ? Afin de tenter de répondre à ces questions, cet article présente les résultats préliminaires d’une recherche portant sur la situation des conseillers pédagogiques dans le réseau collégial. Plus précisément, la Délégation collégiale de PERFORMA, préoccupée par le perfectionnement des conseillers pédagogiques du réseau collégial, a mené une enquête d’où sont découlées plusieurs recommandations dont celle qui proposait l’élaboration d’un programme de formation pédagogique destiné à ces derniers. C’est ainsi que le Regroupement des collèges PERFORMA a accepté de contribuer à la réalisation d’une étude de deux ans visant à définir la fonction de conseiller pédagogique dans les collèges en vue de l’élaboration d’activités de formation et de perfectionnement leur étant destinées. Nous présentons ici quelques résultats de la première année de cette étude, soit des éléments de description de la fonction de conseiller pédagogique au collégial et de représentations de cette fonction que se font des conseillers pédagogiques en poste, des cadres et des professeurs à cet égard.

Développement professionnel du personnel enseignant et développement pédagogique institutionnel des collèges. Quelles complémentarités?

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Cet article traite de l’apport du perfectionnement pour favoriser l’interpénétration du développement professionnel des enseignantes et des enseignants et du développement pédagogique institutionnel des collèges. Il rapporte les propos échangés lors d’un forum qui s’est tenu dans le cadre du colloque APOP-AQPC de juin 2003, à Mont-Tremblant. À chaque période de grands changements des systèmes éducatifs, les compétences requises pour exercer la profession enseignante sont redéfinies. L’époque actuelle en est une de réformes éducatives dans plusieurs pays. Pour mettre en œuvre ces réformes, on compte sur l’innovation pédagogique, ellemême tributaire de nouvelles compétences à développer chez le personnel enseignant. Dans ce contexte, les modifications d’orientations et de pratiques en matière de formation continue des enseignantes et des enseignants, depuis ces dernières années, ne surprennent guère. Ces bouleversements suscitent différentes questions dont celle de l’interpénétration du développement professionnel des enseignantes et des enseignants et du développement pédagogique institutionnel des collèges. Après avoir présenté quelques tendances en formation continue du personnel enseignant ici et ailleurs, nous rapportons les propos discutés lors d’un forum sur la contribution du perfectionnement à l’intégration du développement pédagogique institutionnel et du développement professionnel, forum qui s’est tenu en juin 2003 dans le cadre du colloque de l’APOP-AQPC (Association pour les applications pédagogiques de l’ordinateur au postsecondaire et Association québécoise de pédagogie collégiale). Finalement, une synthèse dégage certaines implications d’une telle harmonisation et quelques avenues de développement pour la formation continue du personnel enseignant.

Les yeux grands fermés. Le passage du secondaire au collégial dans des programmes de formation technique

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

« La plupart des élèves entrent dans l’avenir comme on entre, les yeux ouverts, dans la nuit. »
François Dubet
Le faible taux de diplomation au collégial dans le temps prescrit nous amène à croire que le passage du secondaire au collégial est ardu pour plusieurs jeunes. Qu’en disent les principaux concernés ? Comment vivent-ils l’expérience de ce passage ? Pour répondre à ces questions, une population étudiante, soit 46 jeunes provenant directement du secondaire et inscrits dans des programmes techniques au collégial, a été rencontrée dès les quatre premières semaines de leur entrée au collégial lors d’entrevues individuelles semi-directives. L’analyse de leur discours permet de saisir que, au croisement de deux dynamiques (expérimentation et autonomisation), ces jeunes s’engagent dans leurs études les « yeux grands fermés ». Ils ont les yeux grands parce qu’ils désirent réussir leurs études, s’y investir, prendre leur « métier d’étudiant » (Coulon, 1997) au sérieux et ils déploient une réelle motivation pour se projeter dans un projet professionnel. Ils ont aussi les yeux fermés parce que l’horizon demeure incertain et obscur ; ils ont de la difficulté à se projeter dans l’avenir. Pris dans un maelström d’incertitudes qui rend flous leur choix de programme d’études et leur projet professionnel, ils affichent une insouciance ou une désinvolture certaine. « Ainsi, la jeunesse est à la fois un temps suspendu et un temps sérieux. » (Dubet et Martuccelli, 1996, p. 252) Parmi ces jeunes de 16-17 ans, il y a 32 garçons et 14 filles. Cette faible proportion de filles s’explique par le fait qu’il s’agit de jeunes inscrits surtout dans des programmes de techniques physiques. La majorité d’entre eux vivent sous la tutelle parentale. Près de la moitié d’entre eux entreprennent des études plus avancées que celles réalisées par leur mère et un peu plus du tiers comparativement au père.

Forum des élèves sur la réussite

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

La Commission d'évaluation de l'enseignement collégial a procédé, au cours de l'année 2001-2002, à l'analyse et à l'évaluation des plans de réussite des collèges. Tout en reconnaissant la qualité de ces plans elle avait noté que dans plusieurs cas l'analyse n'était pas suffisamment documentée et approfondie pour permettre une identification exhaustive des obstacles à la réussite. De plus, elle avait également constaté que certains collèges s'étaient peu penchés sur les caractéristiques de leur clientèle. Au début de 2003, la Commission a fait l'analyse de la mise en œuvre des plans de réussite à partir des rapports de suivi produits par les collèges. L'objectif de ces suivis était de rendre compte de l'évaluation que faisaient les collèges de l'efficacité de leur plan de réussite, après une ou deux années de mise en oeuvre. De manière générale, les collèges, selon les rapports produits, s'estiment satisfaits de l'implantation de leur plan de réussite. Dans toute cette entreprise centrée sur la réussite des élèves, il nous est apparu que les principaux intéressés avaient été peu consultés. Quelle évaluation les élèves eux-mêmes faisaient-ils de l'efficacité des mesures d'aide mises en place par les collèges, que ce soit dans le cadre du plan de réussite ou antérieurement ? D'où l'idée, dans le contexte du colloque de l'APOP-AQPC portant sur la réussite au collégial, d'un forum qui permette aux élèves de s'exprimer sur cette question.

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L’AQPC reconnait, en 2014-2015, la contribution financière de Patrimoine canadien au développement technologique de la revue, par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, volet Innovation commerciale pour les périodiques imprimés.

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