Les collèges et la réussite de leurs étudiants : imputables ou pas ?

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Le ministère de l’Éducation, comme tous les autres ministères et sociétés publiques, s’est donné il y a quelques années déjà un plan stratégique conforme au nouveau cadre de gestion voulu pour l’administration gouvernementale, décrit dans la Loi sur l’administration publique. C’est ainsi qu’apparurent, dans ce même plan stratégique, des orientations telles Accroître l’efficacité du système d’éducation en mettant l’accent sur les résultats, sur l’imputabilité et sur la transparence de la gestion publique et Accroître la réussite scolaire des élèves, des étudiantes et des étudiants, en visant la réalisation d’un maximum d’apprentissages et la persévérance jusqu’au diplôme. Et c’est ainsi, comme première retombée visible de ce cadre de gestion dans les collèges, que ceux-ci furent dans l’obligation d’adopter un plan de réussite comportant des objectifs quantitatifs de réussite des cours, de persévérance (réinscriptions en troisième session) et de diplomation. Ce nouveau langage et ces nouvelles pratiques soulèvent une question fondamentale, celle de l’imputabilité des collèges en regard de la réussite de leurs étudiantes et étudiants. C’est une question difficile, qui soulève les réactions les plus vives et qui, traditionnellement, divise le monde de l’éducation. Or, au moment où des amendements récents à la Loi sur les collèges oblige ces derniers à élaborer un plan stratégique qui tient compte des orientations du ministère de l’Éducation et qui intègre leur plan de réussite, consacrant ainsi sa pérennité, il apparaît plus important que jamais de disposer sur cette question d’orientations claires, nuancées et crédibles, auxquelles pourront se rallier tous les collèges et tous les acteurs qui y oeuvrent, au premier chef les enseignantes et les enseignants. Le présent article veut contribuer à cette démarche. Car, à défaut d’y parvenir, les positions les plus extrêmes continueront de se perpétuer en se nourrissant les unes aux autres, compromettant par le fait même la possibilité pour les collèges de développer des pratiques de reddition de comptes adaptées au contexte de l’enseignement supérieur et véritablement utiles.

La formation générale au collégial. Indispensable pour se distancier du vécu quotidien

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

On doit situer la formation générale de niveau collégial dans un contexte large afin d’en apprécier pleinement le sens. Or, ce contexte est celui d’une société démocratique dans laquelle l’éducation des citoyennes et des citoyens est prise à charge par l’État. La démocratie est fondée sur deux principes : l’égalité et la liberté des citoyens. On connaît les efforts faits dans la société québécoise pour assurer l’égalité des chances, en particulier en favorisant l’accès aux études supérieures aux jeunes de toutes les classes, de toutes les origines et de toutes les régions. Alors, quelle est la mission sociale de l’éducation supérieure ? Doit-elle intégrer encore une composante de formation générale ou doit-elle se consacrer à la formation technique et professionnelle ? Les réponses qu’il nous faut apporter à ces questions doivent autant tenir compte du principe de la liberté que de celui de l’égalité.

L'éducation à la pratique de l'activité physique pour développer le plaisir de se sentir vivant

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

En cette période où les interrogations sur la pertinence et le sens de la formation générale au collégial se font intenses dans le discours public, il convient de réaffirmer l'importance capitale de l'éducation physique dans le curriculum de la formation générale des élèves du collégial. D'entrée de jeu, positionnons l'éducation physique comme une éducation à la santé. Il s'agit ici du concept de santé globale, de l'équilibre du corps et de l'esprit. L'expression « un esprit sain dans un corps sain » prend ainsi tout son sens. Nous soutenons que l'éducation à la pratique régulière de l'activité physique, envisagée dans une approche de recherche d'équilibre, a pour finalité la recherche d'un mieux-être de la personne. De plus, nous affirmons que cette recherche est axée sur la conscience de soi, la conscience d'être un être vivant, donc d'avoir un corps qui respire, se nourrit, se meut et qui goûte à la vie. Cet article - qui pourrait aussi s'intituler Prendre contact avec ce qui nous anime, avec ce qui est vivant en nous - propose à la lectrice et au lecteur de jeter un regard sur le sens et les finalités de cette éducation à la santé, sur les orientations privilégiées dans les devis ministériels concernant l'éducation physique ainsi que sur l'approche que nous privilégions dans la formation des élèves.

La réussite aux épreuves uniformes de langue d'enseignement et la réussite au collégial

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Cet article reprend, pour l’essentiel, le contenu d’une communication qui a été présentée dans le cadre du colloque conjoint APOP-AQPC, colloque qui s’est tenu en juin dernier à Mont-Tremblant. Il se divise en trois parties : la première présente les caractéristiques des cours et des épreuves de français et d’anglais ainsi que les principaux résultats observés ces dernières années. La deuxième concerne le problème de la maîtrise de la langue aux différents ordres d’enseignement. On y fait connaître le mandat et la composition du Groupe de travail sur l’épreuve uniforme de français ainsi que les principaux travaux qui y sont menés. Enfin, la troisième partie présente les principales interventions du Plan d’action mis sur pied pour contrer les échecs à répétition qui ont été réalisées jusqu’à maintenant, tout en traçant un portrait global des élèves qui ont subi des échecs répétés. En conclusion, on proposera certaines orientations à retenir pour venir en aide aux élèves et pour améliorer la réussite en langue d’enseignement.

Aider les élèves allophones à réussir en français

Portrait de Chris Hudon

Résumé: 

Une étude, menée de 1998 à 2000 par Eléonore Antoniadès, Mona Chéhadé, Denyse Lemay, Françoise Armand et Patricia Lamarre, a clairement démontré que les élèves allophones sont souvent des élèves à risque au collégial et qu’ils présentent, conséquemment, des besoins particuliers. Malheureusement, les auteures concluaient aussi que ces besoins étaient rarement comblés, et que l’intégration de ces nouveaux arrivants dans le réseau collégial s’en trouvait souvent compromise. Que s’est-il passé depuis ? La tempête de l’augmentation à tout prix des taux de réussite a soufflé, laissant dans son sillage un réseau de centres d’aide en français consolidé et des formules pédagogiques dynamiques d’intégration de la mise à niveau dans la séquence régulière, telles que le jumelé, pratiqué désormais dans un grand nombre de cégeps. Un autre ouragan, celui de la « nouvelle grammaire », a déferlé dans nos classes, nous forçant à repenser notre approche pédagogique de la grammaire et de la langue, souvent pour aller vers une plus grande systématisation. Bref, un nouveau matériel pédagogique paraît peu à peu et plusieurs mesures ont été mises en place, qui ne peuvent que rendre plus efficaces nos interventions auprès des allophones... auprès d’une majorité d’allophones, devrions-nous dire. Car là est tout le drame : il y a des laissés-pour-compte ; dans nos classes, particulièrement dans la région montréalaise, un certain nombre d’élèves qui se présentent n’ont que peu de chances de réussir. Nous les appellerons, tout au long de cet article, les « élèves allophones très faibles ».

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L’AQPC reconnait, en 2014-2015, la contribution financière de Patrimoine canadien au développement technologique de la revue, par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, volet Innovation commerciale pour les périodiques imprimés.

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