Auteurs : CRSNG
Cet article est une adaptation d’un texte tiré du site du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) intitulé Comment bien vulgariser. Les exemples du domaine de l’éducation sont tirés de divers textes déjà parus dans la revue Pédagogie collégiale.
Vous avez réalisé une recherche ou des travaux qui s’y apparentent et vous souhaitez en rendre compte à un public élargi, non spécialiste du domaine, soit par la rédaction d’un article ou par une communication orale. Il vous faut donc maîtriser les principes de base d’une bonne communication de vulgarisation. Même si vous avez de bonnes aptitudes à la communication, cela ne garantit pas que vous saurez bien vulgariser. La vulgarisation scientifique exige le respect de règles bien précises et la maîtrise d'un certain nombre d'outils, voire de trucs. C’est un art qui s'apprend. C'est par la pratique que l'on devient un bon vulgarisateur. Faites donc l’essai des suggestions et des trucs que nous vous proposons dans cet article.
LES RÈGLES DE BASE
La vulgarisation scientifique vise d’abord à apporter de l’information au public, à lui insuffler le goût d’apprendre, non à l’instruire. Pour ce faire, il faut savoir raconter une histoire et partager une aventure, la vôtre. Pourquoi vous intéressez-vous à tel domaine de recherche ? Quelles sont les questions qui restent sans réponses ? Quels sont les enjeux de vos travaux ? À quels obstacles vous êtes-vous heurté ? Les résultats obtenus étaient-ils étonnants ? Quelles en sont les retombées ? Auront-ils une incidence sur la vie des gens ? Et comment ? Voilà ce que le public veut savoir.
Dans le domaine de la vulgarisation, le public n'est jamais acquis d'avance. Contrairement à vos pairs, les gens ne sont pas tenus de vous lire ni de vous écouter. À vous de les en persuader ! Vous devez vous soucier des gens qui vous liront ou de votre auditoire. Qui sont-ils ? Pourquoi devraient-ils s'intéresser à ce que vous faites ? Votre objectif n'est pas de vous faire valoir en étalant vos connaissances, mais plutôt de communiquer celles-ci au public en tenant compte, d'abord et avant tout, de ce qu'il désire.
Vous vous êtes peut-être déjà demandé comment vous y prendre pour résumer vos travaux en quelques minutes ou en quelques pages. Détrompez-vous, vulgariser les connaissances, ce n'est pas les résumer. Personne ne veut tout savoir de vos recherches et vous devez absolument circonscrire un sujet, et un seul, en ne retenant que les éléments les plus pertinents, les plus accrocheurs. Si votre sujet est trop vaste, vous livrerez un message descriptif, ennuyeux et sans aucun intérêt. De surcroît, en pareil cas, la personne en charge de l’édition, de la réalisation ou de l’organisation pourrait bien être contrainte de l'amputer pour tenir compte des contraintes d'espace ou de temps.
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