Auteures :
Michelle Deschêsnes
Conseillère en conception de formation à la Société immobilière du Québec
Séverine Parent
Professeure en techniques de bureautique, profil Micro-édition et hypermédia, Cégep Limoilou
Dans une perspective socioconstructiviste de l’apprentissage, les auteures de cet article traitent de la question du travail d’équipe comme outil pédagogique. Pour ce faire, elles distinguent l’approche coopérative de l’approche collaborative et en dégagent les avantages et les limites. Avec l’approche coopérative, chaque étudiant de l’équipe est responsable de devenir « l’expert » d’un aspect de la tâche, puis les membres rassemblent leur résultat respectif. L’approche collaborative, elle, exige un travail d’équipe étroit de la part de tous les membres du groupe, où chacun a un rôle complémentaire et tous ont un objectif commun. Les auteures proposent une approche plurielle qui alterne ces deux approches : négociation et médiation des étudiants en regard du travail à effectuer et des méthodes à utiliser ; réalisation du travail en coopération et retour sur le travail produit par chacun des membres de l’équipe. En termes d’appréciation, le retour réflexif se met en place autour des apprentissages (individuels et collectifs) et de la méthodologie employée ; il se réalise sur les plans individuel, en équipe et en groupe-classe. Ainsi, la combinaison de plusieurs expériences de travail en équipe, ainsi que les retours réflexifs sur ces expériences, permettront aux étudiants de développer des compétences méthodologiques.