Responsables de programmes d’études, Direction des programmes d’études et de la recherche, Enseignement supérieur, Ministère de l’Éducation
Raymond Boulanger
Marie-Christine Morency
La Direction des programmes d’études et de la recherche (DPER) du ministère de l’Éducation a entrepris, à l’automne 2001, le suivi des programmes d’études préuniversitaires. Il s’agit d’une démarche continue de suivi et d’évaluation qui consiste à vérifier diverses données afin d’apprécier la pertinence, la cohérence et l’efficacité des programmes. Cette action découle des responsabilités ministérielles au regard des programmes d’études et elle n’interfère pas dans les travaux d’évaluation des programmes réalisés par les collèges et par la Commission d’évaluation de l’enseignement collégial.
Dans ce texte, nous commençons par faire un bref rappel des objectifs poursuivis par le Renouveau collégial de 1992 en matière de programmes d’études et de partage de responsabilités entre le Ministère et les collèges, puis nous exposons la méthodologie qui sera appliquée pour faire le suivi des programmes. Nous décrivons ensuite un premier instrument, le tableau de bord, qui contribuera, avec d’autres moyens, à évaluer l’efficacité et la pertinence des programmes. Enfin, nous présentons de nouvelles perspectives qui s’ouvrent au Ministère et au réseau collégial permettant à ces derniers d’effectuer un suivi des diplômées et des diplômés qui poursuivent des études universitaires.
Rappelons tout d’abord que le Renouveau collégial découle des travaux de la Commission parlementaire de l’éducation sur l’avenir de l’enseignement collégial québécois, tenue en novembre et décembre 1992. L’objectif poursuivi était de s’assurer des collèges pour le Québec du XXIe siècle. Le renouvellement de l’enseignement collégial s’appuyait sur quatre grandes cibles stratégiques : la réussite des études ; des programmes d’études cohérents, exigeants et adaptés aux besoins ; des responsabilités accrues pour les établissements et, corrélativement, un dispositif d’évaluation plus rigoureux ; des partenariats renouvelés et resserrés.
En ce qui concerne les programmes d’études, plusieurs mesures ont été mises de l’avant pour les actualiser. Ainsi, la formation générale a été remodelée afin d’accroître le temps alloué à la maîtrise de la langue d’enseignement, d’introduire des cours de langue seconde et de tenir compte davantage des besoins propres à chaque programme. Les programmes d’études préuniversitaires ont été redéfinis dans la perspective d’assurer un continuum en deux étapes de l’enseignement supérieur, à savoir une première étape de deux années au collège d’une part et, d’autre part, une seconde étape correspondant généralement à trois années au premier cycle de l’université. Ajoutons que les programmes ont été définis selon une nouvelle méthode, l’approche par compétences, appelée aussi approche par objectifs et standards.
La phase d’élaboration des programmes d’études préuniversitaires est maintenant terminée avec l’approbation du programme Histoire et civilisation en septembre 2002. Au terme de cet exercice, huit programmes préuniversitaires sont officiellement reconnus par le ministre de l’Éducation : Sciences de la nature ; Sciences humaines ; Arts et lettres ; Musique ; Danse ; Arts plastiques ; Sciences, lettres et arts et Histoire et civilisation.
Le renouvellement des programmes n’aurait pu se faire sans l’étroite collaboration des collèges et des universités. Ainsi, le Ministère a publié le document Mécanismes de consultation et de partenariat afin de clarifier le partage des responsabilités avec ses partenaires. Actuellement, il y a pour chaque programme d’études préuniversitaires, un Comité-conseil et un Comité d’enseignantes et d’enseignants, et en formation générale, un Comité-conseil et sept Comités d’enseignantes et d’enseignants, soit un comité par discipline de la formation générale. Un comité spécifique a aussi été mis sur pied dans le contexte de la gestion des épreuves uniformes de langue d’enseignement et littérature.